7Mar
Christian Vachon
Histoire

C’était il y a vingt-cinq ans

C’était il y a vingt-cinq ans, à Washington, un 13 septembre 1993 : le leader palestinien Yasser Arafat serre la main du premier ministre israélien Rabin après avoir signé une « déclaration de principes » entérinant les accords « secrets » d’Oslo, en Norvège, quelques mois auparavant, devant mener à l’autonomie du territoire palestinien. C’est enfin l’espoir d’une paix véritable au Proche Orient…

C’était, il y a vingt-cinq ans, dans la nuit du 3 au 4 octobre 1993, la « bataille de Mogadiscio » : une opération « routinière » de captures de dirigeants rebelles qui se termine en carnage entre militaires américains et opposants armés dans les rues de la capitale somalienne. Bilan : deux hélicoptères abattus (« Black Hawk Down »), 18 soldats U.S. et 800 somaliens (combien de civils ?) tués. Et il y a l’affront, ce choc insoutenable pour le citoyen américain : des cadavres de militaires trainés dans les rues de Mogadiscio devant les caméras. Le 6 octobre, le président Bill Clinton annonce la fin des opérations contre le rebelle Aïdid. Les troupes américaines quittent ensuite la Somalie, le 25 mars 1994, mettant également une fin amère à cette opération « Restore Hope ». Le prestige des États-Unis, gagnant de la Guerre froide, gendarme du monde entier, est entamé.

C’était, il y a cent-cinquante ans, en 1868, le début de la « Restauration Meiji », de la modernisation et de l’industrialisation du Japon. Il faut répondre à l’affront de 1853, à cet amiral américain Peary qui a forcé, avec sa petite flottille de navires, un Japon vulnérable « à sortir de son isolement ».

L’effort viendra d’en haut, et des daimyos (les gouverneurs) du Sud qui souhaitent commercer avec l’étranger. On restaure l’autorité impériale. On crée un pouvoir central fort, mettant fin au shogunat et au régime féodal.

À l’automne 1867, le 15e shogun Tokugawa abdique volontairement. Mutsuhito, qui a succédé à l’empereur Komei, inaugure officiellement, le 23 octobre 1868, l’ère Meiji : « le gouvernement des lumières ». Il faut associer « esprit japonais et méthodes occidentales » pour éviter le sort humiliant de la Chine soumise aux diktats européens. « Si nous ne devenons pas modernes comme eux, ces chiens d’Européens vont nous manger le foie ». Cela passera par une recherche de la connaissance internationale.

Autres signes d’un impossible retour en arrière : la capitale déménage de Kyoto à l’ancienne résidence des shoguns, à Edo (qui devient Tokyo, « la capitale de l’Est »), et la caste guerrière des samouraïs est abolie.

Un demi-siècle plus tard, à Versailles en 1919,  le Japon, après des guerres victorieuses contre la Chine, la Russie, l’Allemagne, peut prouver qu’il est à la même hauteur que les puissances occidentales.

Une bande dessinée : L’empereur Meiji, de Mathieu Mariolle et Enio Buffi, une publication conjointe Glénat/Fayard dans la collection « Ils ont fait l’histoire » (en librairie depuis le 10 janvier 2018) nous raconte le règne, souvent tumultueux, de cet empereur réformiste « désireux d’ouvrir son pays au monde ».

C’était, il y a deux cent ans, le 12 février 1818, Bernardo O’Higgins, le « chef suprême », approuve, à la suite d’un plébiscite, le texte faisant du Chili, cette province insurgée contre la mère-patrie espagnole, « un pays libre et souverain ». Le document original de cette « déclaration d’indépendance » aurait été détruit, en 1973, lors de l’assaut, contre la Moneda (le palais présidentiel), par les troupes du général Pinochet.

C’était, il y a deux cent ans, le 15 avril 1818, le roi de France Louis XVIII approuve, lui-aussi, un texte, une loi interdisant la traite négrière au sein de son empire colonial. La législation a toutefois plein de trous, et le trafic d’esclaves des armateurs français a encore de belles années devant lui, des « négriers français » demeurent actifs au port de Bordeaux jusqu’au milieu des années 1820, et plus longtemps encore à Nantes (353 bateaux négriers sont recensés dans ce dernier port, entre 1815 et 1833).

C’était, il y a trois cents ans, le soir du 17 novembre 1718, près de l’île fortifiée d’Ocracoke, en Caroline du Nord (colonie américaine), le pirate Barbe Noire meurt de cinq balles, et de vingt coups de sabre, lors de l’assaut de son navire à l’ancrage, le Queen Anne’s Revenge, par l’officier Maynard, et une troupe de militaires britanniques. Edward Teach (mais est-ce son véritable nom ?) était un expert en marketing, cultivant son image de terreur avec, entre autres, sa « longue et crasseuse barbe noire ». Sa légende va continuer à grandir après sa mort (alors que le pauvre Maynard, n’obtenant même pas de promotion après son exploit, va sombrer dans l’oubli), et s’immiscer dans le folklore populaire, surtout après la publication, peu de temps après, en 1724, de L’histoire générale des plus fameux pyrates de Charles Johnson, où les terrifiantes extravagances du forban Teach sont fort bien mises en valeur. Le légendaire pirate fait partie des personnages dévoilés, en compagnie de Spartacus. Louise Michel, Martin Luther King, et autres héros, des Secrets d’histoire tome 7 de Stéphane Bern, publié chez Albin Michel l’automne dernier.

C’était, il y a quatre cent ans, le 23 mai 1618, à Prague, deux émissaires de l’empereur « très catholique » Frédéric d’Habsbourg concluent abruptement, et très involontairement, leur mission en étant en bas d’une fenêtre du Parlement de l’endroit par des Tchèques protestants fort désireux de démontrer leur insoumission à l’autorité impériale. Les « défénestrés » ne s’en tirent pas si mal : quelques blessures mineures (ils seraient tombés sur un tas d’ordures). Mais le souverain du Saint Empire romain germanique en fait des « miraculés ». L’Empire contre-attaque, point de départ d’une guerre qui durera trente ans.

Une grande partie de l’Europe (la Suède, la France, …) va intervenir dans cette querelle meurtrière entre Habsbourg et États protestants de l’Empire. L’Allemagne, surtout sa paysannerie, sera dévastée par le passage continuel des troupes mercenaires et les nombreuses disettes. Elle en paiera un coût humain proportionnellement plus terrible que la Seconde Guerre mondiale. Sa population passe, entre 1620 et 1650, de 16 à 10 millions d’habitants.

Horrible guerre de Trente-Ans, s’achevant par la lassitude des combattants, menant à des résultats presque nul. À vrai dire, les Habsbourg, même s’ils remportent deux grandes batailles (la Montagne Blanche en 1620, et Nordlingen en 1634) qualifiées de « décisives », en sortent un peu perdants. Si les princes des États impériaux renforcent leur pouvoir contre l’Empereur, à la suite du traité de paix de Westphalie, en 1648, c’est les Provinces-Unies (qui vont devenir les Pays-Bas) qui, en se voyant reconnaitre leur indépendance, méritent le titre des gagnants les plus inattendus de cette longue, longue guerre.

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